La vision de l'ABELO est une décentralisation effective au Burundi, basée sur les principes démocratiques et de bonne gouvernance permettant aux autorités locales de mieux répondre aux besoins de la population.
 
En tant qu'une association des collectivités locales, elle a pour mission de promouvoir des relations et des liens de partenariat entre ces entités locales (Communes) dans le but ultime d'assoir au Burundi un système de gouvernance locale efficiente et responsable.
 
  • Représenter ses membres qui sont les communes du Burundi et être leur porte-parole que ce soit vis-à-vis de l'autorité centrale ou des partenaires ;
  • Faire un plaidoyer en faveur du renforcement de la décentralisation ;
  • Renforcer les capacités des membres pour que les pouvoirs locaux soient à la hauteur de leur mission.
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    L’ABELO DE PLUS EN PLUS ENGAGEE DANS LA PROMOTION DU GENRE

    Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie genre, l’Association Burundaise des Elus Locaux (ABELO) a organisé du 24 au 27 septembre, au Chef-lieu de la Province Gitega, un atelier de formation sur « le genre et leadership » à l’endroit des membres de son Comité Exécutif et des membres du Comité National du Réseau des Femmes Elues Locales (RFEL). Cette activité a bénéficié de l’appui technique et financier de la GIZ, à travers son Programme d’Appui à la Décentralisation et à la Lutte contre la Pauvreté (ADLP).

    L’objectif de cette formation était de doter les membres des comités susmentionnés des connaissances de base ainsi que les techniques afférant aux notions de genre et de leadership dans la perspective que ces derniers répercutent à leur tour la formation aux acteurs communaux. Au bout du tunnel, il est attendu que les élus et les personnels communaux tiennent compte du genre dans la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des différents programmes de développement communal.

    Selon la facilitatrice de la formation, le concept de genre ne se définit pas de façon linéaire, en une seule formule. Au contraire, il est multidimensionnel, et désigne plutôt un ensemble de différenciations entre hommes, femmes et autres groupes spécifiques .

    Il fait également référence à plusieurs variables comme la division du travail entre hommes et femmes, les possibilités d’accès aux ressources et aux bénéfices ainsi que le contrôle de ces derniers, la participation, le pouvoir, les besoins pratiques (ou vitaux) et stratégiques (facilitant la participation et l’accès aux instances de prise de décision), la condition et la position sociales, l’égalité et l’équité etc. Une analyse genre digne de ce nom doit impérativement tenir de ces différents paramètres.

    Ainsi, plusieurs analyses ont abouti au constat que la répartition des rôles selon le genre :
    -  donne aux femmes les rôles qui comportent de nombreuses tâches fatigantes, qui ne leur laissent aucun moment de loisir ;
    -  leur attribue des tâches peu rémunératrices, qui ne leur procurent pas une certaine indépendance économique ;
    -  donne plutôt aux hommes des rôles qui leur permettent d’avoir une charge horaire plus allégée, leur donnent une certaine rétribution, soit à titre matériel (argent ou autres biens) ou symbolique (honneur ou considération sociale)
    c’est pour ces raisons qu’au Burundi, comme ailleurs, l’homme a le contrôle des ressources et des bénéfices (droit de décider de l’usage et de la destination), tandis que la femme a seulement l’accès aux ressources et aux bénéfices (droit, possibilité, autorisation d’utiliser les ressources ou les bénéfices, sur permission et selon les instructions reçues) , sans pour autant avoir le pouvoir de décider de leur utilisation ou de leur destination).

    Le très faible niveau de contrôle des ressources et des bénéfices de la femme limite considérablement sa participation aux différents processus de prise de décision et partant sa faible représentation aux postes politiques.
    Cet état de fait est la résultante des préjugés et stéréotypes sur les rôles des hommes et des femmes qui ont été construits tout au long des années et qui ont été inculqués aux hommes et aux femmes par le biais de l’éducation et de la socialisation. C’est le cas par exemple de certains proverbes et de certaines pratiques qui traduisent des relations négatives entre les hommes et les femmes ou leurs défauts. A contrario, la déconstruction de ces stéréotypes et préjugés doit également passer par les mêmes canaux, c’est-à-dire la socialisation et l’éducation.
    Pour trouver des solutions durables à ces disparités, il est proposé d’adopter l’approche genre et développement qui repose sur la reconnaissance du principe d’égalité entre les hommes et les femmes devant la loi et que par conséquent ils doivent avoir les mêmes opportunités et qu’ils doivent être impliqués de façon équitable dans l’édification du développement.

    La stratégie pour y arriver consiste à Identifier et analyser les rapports hommes/femmes en se basant sur les concepts liés au genre, en mettant en exergue le groupe qui est en position de subordination pour lui permettre d’avoir non seulement l’accès aux ressources et bénéfices, mais également pour lui permettre d’avoir le contrôle de ces derniers.
    A cet effet, plusieurs outils ont été développés et c’est notamment :
    -  Le Calendrier journalier et saisonnier permet de documenter les activités des hommes et des femmes ; sur une certaine échelle temporelle afin d’identifier les moments propices pour l’introduction d’autres activités comme les réunions, les sessions de formation, les activités d’alphabétisation
    -  Le Cadre analytique de HAVARD permet de : Prendre conscience de tout le travail accompli dans une collectivité et de sa valeur, afin de planifier en fonction des conséquences prévisibles des projets sur les fonctions sociales, économiques, etc.,
    -  La matrice d’analyse genre (MAG) : Il sert à mesurer l’impact d’un projet
    -  La grille d’analyse de l’égalité et de l’acquisition du pouvoir qui décrit les six niveaux de l’acquisition du pouvoir qui sont successivement les moyens de subsistance, l’accès (aux ressources et aux bénéfices), la prise de conscience, la participation, le contrôle et le pouvoir.

    En tout état de cause, les participants ont manifesté leur grand intérêt à la matière apprise et ont pris un certain nombre d’engagements professionnels et individuels en vue de constituer de véritables vecteurs de changements en matière de genre

     
     
     
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    L’ABELO POURSUIT LE RENFORCEMENT DES CAPACITES DE SES MEMBRES : ATELIER DE FORMATION SUR UNE APPROCHE INCLUSIVE DE LA GESTION DES FINANCES PUBLIQUES LOCALES

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    Les cérémonies de cette Journée ont été marquées par une série (...)

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